Théâtre

Maîtres-chanteurs

Editions Chemins de Traverse

www.bouquineo.com

www.babelio.com

Le pitch:

Maîtres-chanteurs est un séjour dans la haute bourgeoisie victime d'un escroc financier prénommé Bernard, sous forme de jeu de massacre caustique et amer; car le chantage ne s'exerce jamais mieux qu'à l'égard des personnes dont on connaît intimement les faiblesses, parce quelles ont eu le malheur d'aimer.

Les personnages:

Hélène 40 ans « belle pour son âge »

Joyce, sa mère, la soixantaine, très chic

Oriane, 13 ans, fille aînée d'Hélène

Antoine, 10 ans, fils d'Hélène

Olivier 40 ans

Jean-Pierre 60 ans

Chaque personnage (sauf Antoine) possède un Blackberry (ou “BB”), qu’il tient généralement à la main.

Le début:

Hélène se prépare pour son mariage.

Elle porte une robe au-dessus du genou et près du corps en soie bleu marine à décolleté bateau, un camélia Chanel en tissu blanc, un châle en soie blanche à franges, des escarpins en soie bleu marine (voir dessin). Elle se regarde dans un miroir. Joyce entre en scène, habillée en blanc. Hélène ne se retourne pas et pendant toute la scène parle au reflet de sa mère dans la psyché.

Joyce

Du bleu marine, tu ne m'avais pas dit que tu porterais du bleu marine. ça grossit,

Hélène

Ah, tu trouves.

Elle lisse la robe sur son ventre, comme si une excroissance était apparue.

Qu'est-ce que tu penses des fleurs, Maman? On a évité le blanc, les lys, tout ça... C'est gai, non, ces rouges, roses, mauves?... Il y a même des lilas. J'adore le lilas, il sent si bon, on a de la chance, sa saison est si courte! Je me demande s'il existe un parfum au lilas?

Joyce hausse les épaules en s'approchant.

Son Blackberry sonne : Carmen, prélude.

Allô, allô?

Elle secoue le téléphone.

Joyce

C'est Jean-Pierre, je n'entends rien, il faut absolument que je lui dise qu'Amaya n'a pas eu le temps de repasser sa chemise bleue.

Hélène

Prends le mien, Maman.

Elle le sort de son sac (sac en soie bleu marine décoré de perles) et le tend à Joyce.

Joyce ignore la main tendue d'Hélène quelques secondes, continuant à crier allô allô dans son portable. Comme si elle faisait une immense concession, elle accepte celui d'Hélène et lui fait signe de sortir de la chambre.

Hélène hésite, prend son sac.

Je n'ai pas terminé de me préparer, Maman.

Joyce lui fait signe de se taire.

Hélène sort en refermant la porte avec une précaution excessive.


Joyce

Jean-Pierre? Non ce n'est pas Hélène, c'est Joyce, elle m'a prêté son téléphone, le mien n’a plus de batterie... Oui elle est aussi élégante qu'il lui est possible, la pauvre... Du bleu marine, je te jure... Attends, il y a un double appel.

Allô? Non c'est sa mère, qui la demande? Allô? Joyce reprend Jean-Pierre en ligne. Dis donc, figure-toi que c'était un homme qui appelait Hélène... Non, pas Olivier, je l'aurais reconnu, mon futur gendre, quand même... Oui, ta chemise bleue... D'accord... N'oublie pas tes clés, cette fois. Tu as l'adresse de la mairie? A tout à l'heure.

Joyce ouvre la porte et appelle:

Hélène! Hélène!

Hélène entre. Joyce lui tend son portable.

Joyce

Quelqu'un t'a appelée. Un homme.

Hélène

Oh? Désolée.

Elle s'assoit à la coiffeuse et applique du rouge à lèvres.

Joyce

Et c'était qui?

(La suite sur Bouquineo, le site des éditions Chemins de Traverse)


Séverine Klein

Vous voyez une version text de ce site.

Pour voir la vrai version complète, merci d'installer Adobe Flash Player et assurez-vous que JavaScript est activé sur votre navigateur.

Besoin d'aide ? vérifier la conditions requises.

Installer Flash Player